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    Socialisations et groupes sociaux !

     

    Bonjour à tous ! Après quelques jours d'absences, je reviens sur le blog avec un nouvel article dit de culture. On traitera aujourd'hui de sociologie.

     

     L’étude des comportements et des groupes sociaux au sein de la société se nomme la sociologie. Elle apparaît au début XXème siècle en France par Emile Durkheim et en Allemagne avec Max Weber. Tout sociologue doit lutter contre les prénotions qui sont des idées toutes faites et il doit tenter d’en modifier le sens après avoir opéré une étude scientifique sur ce thème.

    Nous allons étudier deux chapitres de sociologie : la socialisation et l’identité sociale d’un individu et les groupes sociaux.

     

    I/ La socialisation et l'identité sociale d'un individu 

    Vivre en société suppose d’apprendre des règles et des idéologies propres à une époque, à un pays, voire à un groupe d’appartenance. Ceci nous amène à nous interroger sur la socialisation.

     

      La socialisation est un processus d’acquisition des valeurs, normes et pratiques spécifiques à une société. Les valeurs sont une manière de penser, un principe propre à un groupe social, il correspond à un idéal. Les normes sont des règles qui dictent la conduite, établies soit par textes de lois soit par la coutume, on peut l’associer à une loi. Finalement les pratiques sont les façons d’agir habituellement : le comportement.

     Pour concrétiser le tout, je vous propose l’exemple du respect. En effet, il est une valeur qui se décline entre autre dans une norme : le fait de dire bonjour qui elle-même se décline en plusieurs pratiques en fonction des pays ou des groupes comme se serrer la main, se faire la bise...

    La socialisation permet à un individu d’acquérir une identité sociale et d’intégrer le groupe auquel il appartient. Il en existe plusieurs types.

     

       De nombreux acteurs contribuent au processus de socialisation. On parlera de socialisation primaire lorsqu’elle est effectuée durant l’enfance et l’adolescence par la famille et l’école et on parlera de socialisation secondaire pour qualifier la poursuite du processus tout au long de la vie.

     

      Des individus peuvent être amené à côtoyer des groupes très différents dès leurs plus jeune âge ce qui modifie parfois radicalement leur identité. Ce processus complexe, souvent douloureux peut résulter d’une identification préalable ou d’un événement inattendu comme la perte d’un emploi, on parle alors de socialisation différentielle. Annie Ernaux illustre très bien cette socialisation car elle symbolise la réussite scolaire puis professionnel alors qu’elle est issue d’un milieu populaire. Dans "Une femme" elle montre son éloignement progressif de sa mère, une ancienne ouvrière alors qu’elle-même est devenue agrégée de lettre et écrivaine.

    La socialisation différentielle se vérifie aussi entre les hommes et les femmes qui sont socialement construis comme différent dès l’enfance. Ainsi, les normes inculquées différemment selon le genre se traduit à l’âge adulte par des inégalités Hommes/Femmes (rappelons quand droit il n y a plus d’inégalité selon le sexe alors qu’elle se vérifie encore dans les faits).

     

      L’identité d’un individu est au carrefour de nombreuses influences. On constate que les NTIC (nouvelle technologie de l’information et de la communication) occupe une place de plus en plus importante dans la socialisation ; au point de l’inverser. C’est le cas par exemple quand des enfants initient leurs parents à l’utilisation de ces technologies. La socialisation est donc un phénomène à double sens.

    La socialisation paradoxale c’est développé depuis les années 70-80 avec la montée de l’individualisme qui caractérise toutes les sociétés modernes.

     

      Pour finir, au cours de la socialisation secondaire, l’identité se reconstruit. Le présent et le futur dans lequel on se projette introduisent des éléments de rupture. Un événement politique comme Mai 68 peut ainsi avoir un effet socialisateur. De la même façon, l’identification à un groupe de référence prestigieux peut produire une socialisation anticipatrice. Mais le passé demeure inscrit dans l’individu et des expériences présentes peuvent réactiver des dispositions héritées de la socialisation primaire.

     

     

     

    II/ Les groupes sociaux 

     La vie en société est synonyme d'appartenance à des groupes sociaux. Or certains regroupements d'individus ne constituent pas des groupes sociaux et peuvent  prendre des formes variés : une foule, un syndicat, une famille, une classe etc... Peut-on parler dans ce cas de groupe social ?  

     

      Il n'est pas rare de voir des individus se rassembler physiquement en un même lieu pour assister à un spectacle, manger au restaurant ou prendre les transports en communs. Pourtant ses regroupements ne constituent pas des groupes sociaux. En effet, un groupe social est un ensemble d'individus montrant deux caractéristiques. Tout d'abord les membres du groupe entretiennent des relations directs ou indirects. Et ensuite, ils ont conscience d'appartenir à la même entité.

    Il ne faudra pas confondre groupe social et catégorie sociale (simple catégorie statistique).

      On distingues généralement deux types de groupes sociaux. Ceux dont la taille est réduite et dans lesquels les relations sont intenses, fréquentes voire intime. Ce sont les groupes primaires. Un autre groupe se caractérise par des relations marqué par l'utilité ainsi que la formalité. L'intensité est moins forte, on parle alors de groupe secondaire.

      Au couple primaire-secondaire s'ajoute un autre type d'opposition qui concerne le groupe d'appartenance et le groupe de référence. Si l'individu est socialisé au sein de son groupe d'appartenance, il arrive qu'il prenne pour modèle de comportement les normes et les valeurs d'un autre groupe social : c'est ce qu'on nomme le groupe de référence. L'adaptation au groupe de référence constitue une socialisation anticipatrice.

     

    En conclusion, on pourra dire que ces deux chapitres composés d'un vocabulaire très spécifiques sont étroitement liés mais qu'il ne faut pas confondre les différentes socialisations des différents groupes.

     

      Merci de m'avoir lu, ces deux chapitres de socialisation sont entièrement tirés de mon cours de SES (science d'économie et de social). Bonne vacance à tous les étudiants. Pour me soutenir, laissez un "j'aime" sur Facebook, twitter ou Google + et commentez,

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  • A l'origine des vacances...

     

    Bonjour à toutes et à tous !

    Quoi de mieux de vous parler des vacances lorsqu’elles arrivent ? Aujourd’hui, pour notre premier sujet du mois, nous abordons les vacances scolaires que je place dans la rubrique culture. Nous attaquerons l’article par la base : l’école. S’en suivra-le gros du sujet avec les vacances et puis finalement on le clôturera par quelques apports…

     

      Contrairement à ce qu’on pourrait penser l’école ne fût pas inventé par ce sacré Charlemagne.Les vacances Elles sont depuis l’antiquité des lieux publics annexés aux sanctuaires religieux. En revanche, Charlemagne donna toute son importance aux écoles en mettant ensemble les enfants des nobles et les enfants des pauvres destinés à l’étude et à l’église. Après de nombreuses modifications, c’est beaucoup plus tard, par la loi du 16 juin 1881 de Jules Ferry,Les vacances que l’école devint obligatoire, gratuite et laïque. Finalement avec la loi de la séparation de l’Église et de L’État en 1905 les écoles devinrent publiques. Cela mit fin au rôle primordiale que jouait l’Église pendant près d’un millénaire.

      Passons, sans tarder à l’origine des vacances. Celle-ci rime avec l’école car toutes les deux sont « inventées » à l’antiquité et connurent leurs évolutions jusqu’aujourd’hui. Ce sont en premier les aristocrates romains qui eurent l’idée de prendre des congés. En effet, les riches romains voulant échapper à la canicule ou bien aux maladies propagées dans le Latium se faisaient construire de grandes maisons dans des villégiatures. Les vacances

    La station de vacances la plus connue de l’Antiquité est Pompéi, notamment à cause de l’éruption du Vésuve dans le golfe de Naples en 79 après J-C.

    Quelques siècles plus tard, au Moyen-Age, au cœur de l’anarchie les élites médiévales (clergés et nobles) écœurés par les mauvaises odeurs de la ville s’exileront parfois pour quelques jours à la campagne.Les vacances Les vacances n’existant pas, l’Église met en place des jours de repos consacrés au repos et aux prières. On considère également les pèlerinages comme des voyages et donc des « vacances ». Petit à petit, en concurrence au Sabbat Juif, l’Église accroit les jours de repos sous n’importe quels prétextes : c’est le début des fêtes religieuses.

    Au  18ème siècle, les jours de repos laissèrent place au début des vacances scolaires. Au siècle des Lumières, les nobles et les bourgeois de France ne travaillaient pas. Produire ou bien commercer était indigne de leur classe sociale. Les enfants scolarisés n’étaient pratiquement que de famille noble et bourgeoise. Ils se devaient donc de rejoindre le château familial situé en campagne à la, saison chaude pour participer non pas aux « travaux des champs » mais aux réseaux de sociabilité, se faisant alors autour de la chasse, un privilège d’Ancien Régime. La saison chaude correspondant au mois de juillet et aout, c’est comme ça que naquirent les premières vacances : les vacances d’été ! Pâques étant une fête très importante pour les chrétiens de l’époque, les enfants avaient le droit à une semaine de vacances. La fête commémore la résurrection de Jésus-Christ énoncée par la Bible.

    Pour résumer la première partie de l’article, je dirais qu’à partir du moment où l’école à été instaurée, les vacances ont existé. En revanche c’est seulement au  18ème siècle que les vacances d’été et de Pâques ont été établi.

     

      Nous voici maintenant dans la deuxième partie de l’article. Nous verrons dans un premier temps l’évolution qui se cache derrière les vacances puis ensuite les conséquences que peuvent avoir les vacances.

     Nous pouvons facilement séparer les vacances scolaires en deux catégories. Celles instaurées avant le 19ème siècle et celles liées au 20ème siècle. Dans les années 1900 apparaissent les vacances d’hivers, de Noël et de la Toussaint. Les vacances scolaires vont alors passer de 8 à 16 semaines. Chacune connait sa propre origine, nous allons donc les voir cas par cas.

    Après l’heureux succès des jeux Olympiques d’hiver organisés à Grenoble, lesLes vacances vacances de février seront instituées. La Toussaint est quand à elle, une fête religieuse qui à pour but d'honorer les défunts dans l'église catholique. Pour finir, comme tous le savent, Noël est également une fête religieuse qui commémore la naissance de Jésus de Nazareth.

     Comme je vous le disais, les vacances peuvent avoir beaucoup de répercutions sur notre vie de tous les jours. C’est avec le 20ème siècle que les zones A, B, C furent crée, que le tourisme se développa et qu’un rythme scolaire fut fixé.

    Le zonage n’arrive qu’après les jeux olympiques d’hiver de Grenoble. Il s’applique d’abord sur les vacances d’hivers puis pour celle de Pâques. Elles ont un objectif économique qui est de favoriser le tourisme tout en évitant les embouteillages sur la route des vacances ou encore l’engorgement de destination touristique comme notamment les stations de sport hivernal. Après plusieurs modifications, les zones de vacances scolaire furent fixés au nombre de trois (A, B, C) dans les années 1990.

    Que dire sur le tourisme ? Le tourisme c’est le fait de voyager, de quitter son Les vacances lieu de vie quotidien et de rencontrer d’autres cultures. Vacances rime avec tourisme et il se développe donc dès le 18ème siècle notamment à travers les Britanniques, friands de culture Italienne, de la mer et des montagnes.

    Avec l’absentéisme régulier des enfants en cours et l’arrivée des vacances scolaire, un rythme est à fixer. Au 20ème siècle, c’est le Front de gauche qui participe énormément  au développement de la scolarité. Avec une semaine de quatre jours et demie, aujourd’hui, les élèves ont dans une année scolaire, 36 semaines de cours pour Les vacances 16 semaines de vacances. Nous nous trouvons donc dans un système de 7 semaines de cours pour 2 semaines de vacances. Nous avons toutefois de nombreux jours fériés tels que le 11 novembre, le 1er mai, le 8 mai, le jeudi de l’ascension et le lundi de Pentecôte...

    Pour conclure l’article je dirais que les vacances scolaires ont bien évolué et si elles étaient liées à des facteurs sociaux au 18ème siècle,  les congés payés et les périodes de prospérité économique du 20ème siècle (trente glorieuses) ont modifié les justifications des vacances des élèves.

     

      Comme vous avez-pu le constater durant cet article je n’ai jamais abordé les durées des vacances scolaire. Ceci afin de ne pas vous perdre dans une masse trop importantes de dates car, effectivement, les congés scolaires connurent de nombreuse modifications sans que cela importe sur leurs origines. J’ai omis volontairement de parler de certains points, cela pour que l’article reste simple et que vous puissiez ressortir des anecdotes simples lors de conversations animées.

    J’espère que votre lecture aura été bonne, c’est surement l’article qui m’aura prit le plus de temps d’écriture, mais j’en suis très content. Dans quelques jours paraitra un article dans l’accueil pour officialiser l’arrivée de trois nouvelles rubriques. Bien sur, nous nous retrouverons dans deux semaines pour le premier article en partenariat avec notre amie Crochoco49

    Merci, bon début de semaine…

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